Etudier à l'étranger
Partir faire ses études à l’étranger est une solution de plus en plus prisée des étudiants. Attirés par l’opportunité d’améliorer leurs compétences, d’acquérir un profil professionnel unique mais aussi de découvrir d’autres cultures lors d’une première expérience de vie en autonomie, les candidats à l’expatriation nombreux. Mais si les programmes d’échanges inter-écoles, initiés lors de l’ouverture des frontières européennes, ont montré leur efficacité, un projet d’études à l’étranger doit être réfléchi et préparé longtemps à l’avance.
A quel moment partir ?
La réforme LMD a uniformisé la correspondance des cursus en Europe. Les trois périodes les plus indiquées pour partir étudier à l’étranger sont donc après le bac, à Bac+3 ou à Bac+5.
Se lancer sitôt après le bac offre la possibilité de suivre un cursus dans sa totalité. Mais étudiants et professeurs sont unanimes : le moment le plus favorable est de loin après un bac + 3. À l'échelle mondiale, on se spécialise à partir de ce niveau. Et c'est à ce stade que les cursus se rapprochent par leur contenu. Intéressant aussi de partir en fin d'études (niveau bac + 5) pour compléter sa formation et ainsi lui donner une forte valeur ajoutée.
Choisir sa destination
Le Royaume-Uni, l'Espagne, l'Allemagne, l'Italie et l'Irlande sont les premières destinations des étudiants français. Ces pays frontaliers sont faciles d’accès et les échanges inter-écoles existent depuis de longues années. Mais en fait, il est possible d’aller un peu partout dans le monde. L’Amérique du Nord fait toujours partie des destinations privilégiées par les étudiants, mais l’Asie (Japon et Chine en tête), l’Australie ou le Brésil sont en pleine croissance.
Dans le choix d’un pays, il faut bien sûr prendre en compte les critères économiques ou linguistiques, mais le plus important est l’adéquation de sa destination avec son objectif professionnel. Il ne faut pas oublier qu’une expérience de formation à l’étranger est l’atout rendra votre profil professionnel unique !
Les programmes d’échange
Erasmus : Composant du programme européen d'enseignement supérieur Socrates II (2000-2006), Erasmus a pour but de promouvoir la mobilité des étudiants universitaires. En France, ce système connaît un vif succès puisque les étudiants Français sont aujourd’hui les plus mobiles d’Europe avec 174 744 participants entre 1987 et 2003 (dont 19 365 pour l'année 2002-2003).
Le programme Erasmus est aujourd'hui ouvert à 31 pays : les 25 Etats membres de l'Union européenne, trois pays de l'EEE (Islande, Liechtenstein et Norvège) et trois pays candidats (Bulgarie, Roumanie, Turquie). 22 000 établissements d'enseignement supérieur sont actuellement actrices de ce programme : autant de possibilités pour vivre ses études à l’européenne.
Conventions Inter-écoles : les conventions signées par les écoles avec leurs homologues étrangers permettent d’étendre les possibilités d’échanges internationaux au-delà des pays européens. Ils constituent souvent la manière la plus simple de partir à l’étranger. L’obtention de ces places est toutefois limitée et l’étudiant doit constituer un dossier pour montrer sa motivation.
L’intérêt premier de ces échanges est que les destinations et les formations proposées sont parfaitement adaptées au cursus suivi en France : l’expérience internationale devient donc une réelle opportunité.
Les filières intégrées : Dans certaines universités et grandes écoles, l’atout « International » est désormais parfaitement compris et fait pleinement partie de la formation. De nombreuses formations intègrent une période de plusieurs mois dans une école à l’étranger. L’expérience internationale est alors très valorisée car elle s’intègre complètement dans le cursus de l’étudiant.
En savoir plus :
- ONISEP - Etudier en Europe
- Programme européen Erasmus
- CIDJ - les stages à l’étranger
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