Le bon modus operandi
Assurez votre crédibilité : avant de prendre le poste, vous avez récolté un maximum de renseignements sur votre nouvelle fonction. Pour les compléter, prenez la température en invitant chacun, individuellement, à vous donner son avis sur le fonctionnement du service, ses idées pour le faire progresser, etc. Organisez ensuite une réunion collective pendant laquelle vous clarifierez les objectifs et le processus de décision.
Construisez votre légitimité : non, elle n’est pas acquise dès le départ. Même votre excellente réputation n’y fera rien. Vous pouvez solliciter le soutien de votre direction, en invitant par exemple votre supérieur à venir parler à votre équipe. Mais ne vous cachez pas derrière. C’est un soutien, pas un alibi. Soyez présent et anticipez autant que possible. « Si je me contente de contrôler le travail au final, je suis en mode réactif. Ce n’est pas bon. Il faut un suivi régulier, établi en accord avec la personne concernée », détaille Laurent Tylski.
Donnez du sens : l’arrivée d’un nouveau manager est toujours déstabilisante. Vous devez rassurer en présentant votre stratégie, sans oublier de mettre en avant que tout est en lien : vos objectifs correspondent à la stratégie de l’entreprise, ce ne sont pas des « lubies passagères ». Vos décisions seront acceptées sereinement si les gens se sentent en sécurité avec vous.
Privilégiez le dialogue : plus vous serez à l’écoute, plus votre analyse sera fine. Échangez un maximum en vous adaptant à chaque interlocuteur. Optez pour la politique de la porte ouverte… et sachez la fermer quand vous avez besoin d’intimité.

